Liste des Rapports 2026
Participants :
| Chef(s) de course: | Raphaël Rion |
| Membre(s): | Catherine Rion, Lea Roch, Jean François Debarnot, François Monin, Névé Rion, Olivier Lovis, Xavier Monin, Sandra Stadelmann |
| Non-Membre(s): | Mout |
Diemtigtal
J1 Tour du Seehore 7h00, parking de la piscine de Delémont. L’aube est encore timide lorsque nous nous retrouvons. Raphaël, Catherine, Névé et Olivier sont déjà là. Pour moi, c’est une première : première course avec le groupe du Club Alpin de Delémont. Nous serons neuf pour le week-end. François, lui, est déjà sur place depuis vendredi pour son premier entraînement du week-end. Xavier, son frère, arrive du canton de Vaud, tout comme Mout, tandis que Léa nous rejoint depuis Berne. Le groupe est au complet, l’ambiance est posée. La journée peut commencer. À 8h30, nous nous retrouvons à Oey, dans le Niedersimmental. Le décor est posé. À 9h00, skis aux pieds, nous nous élançons sur la boucle préparée par Raphaël R. : 23 kilomètres, plus de 2’000 mètres de dénivelé positif. L’ambiance est donnée : six d’entre nous préparent la Patrouille des Glaciers. À 82 jours du départ, on sent que l’objectif est clair. Les premiers kilomètres longent tranquillement la rivière, puis la route. Un départ doux, presque trompeur. Le temps de faire monter le cœur, de caler le souffle. Puis les pentes s’ouvrent, et la montagne reprend ses droits. La neige est superbe. Fin janvier a offert aux Alpes un manteau de fraîche digne de ce nom. Les conversions s’enchaînent, le rythme est soutenu. Le portail du CAS annonçait 400 à 600 m/h… on est clairement du côté haut de la fourchette. À 13h00, nous atteignons le sommet du Rötihore / Seehore (2281 m). Un moment suspendu. Les 4000 se dressent juste en face, baignés de soleil. Le ciel est bleu, le silence presque parfait. On mange, on sourit, on profite. Ces instants-là valent toutes les montées. Peaux dans le sac. Place à la descente. Ce n’est pas mon terrain de jeu favori. Je descends comme je suis : solide, mais sans fioriture. Mode 4x4 enclenché. Le style viendra plus tard, avec l’entraînement. François, lui, flotte. Il joue avec la pente, la poudreuse, s’envole dans plus de 40 cm de neige légère par endroits. Impressionnant. Deux sommets de plus s’enchaînent. Avant le dernier, Raphaël glisse avec un sourire : « On descend au bas du couloir… et on verra. » On voit. Et on y va. Le dernier sommet est avalé. Pour moi, la jauge est bien entamée, mais il faut garder de l’énergie : les descentes ne pardonnent pas dans ces conditions. Les passages exposés se font un par un, avec rigueur et calme. L’expérience du groupe se sent, se transmet. C’est exactement pour cela qu’on vient en course club : apprendre, observer, progresser. Par une piste forestière, nous rejoignons le parking. Nous retrouvons Mout, resté en retrait à cause d’une cheville capricieuse. Sourires, tapes sur l’épaule, on se raconte déjà la journée. Deux voitures, neuf personnes, skis partout. Direction l’hôtel. Nous terminons la course sous la pleine lune, détail magique… et rappel utile : la frontale est obligatoire dans ce groupe 😄 À l’hôtel Gasthof Hirschen, l’accueil est chaleureux, le repas copieux. Pension familiale, ambiance simple et vraie. Après la fermeture, on reste encore un peu, entre nous, autour du pain d’épices de Catherine. À 21h30, les lumières s’éteignent une à une. Une sortie, une vraie. De la neige, du dénivelé, un groupe solide. La montagne, tout simplement. Je suis prêt pour revenir avec vous. Merci pour l’accueil Jeff J2 - Mäggisserhore Après une nuit plus reposante pour certain·e·s que pour d’autres, le groupe se prépare pour la deuxième sortie du week-end. Dix petites minutes de voiture suffisent jusqu’à Horbode, où nous chaussons les skis. Cette fois, nous partons à neuf, au complet donc ! Mais pour combien de temps… Jean-François, dont le genou n’a pas tant apprécié la sortie de la veille, décide de faire demi-tour après une bonne heure de montée. Il aura ainsi l’occasion de déguster le cordon bleu local dont il fera l’éloge lors du trajet retour. Quelques conversions plus haut, c’est au tour de Mout de rebrousser chemin, ne voulant pas bêtement surcharger sa cheville blessée, elle qui participe le week-end suivant à une compétition d’importance ! Le groupe réduit poursuit donc son ascension sous le soleil éclatant. Une pause est accordée au lieu-dit Ober Mechlistall, avant d’attaquer la dernière montée. Des rumeurs circulent que le chef de course aurait même pris le temps de s’assoir pour manger son sandwich… Peu après, nous atteignons le sommet du Mäggisserhore (2348 m), où nous nous congratulons en admirant le paysage. La descente débute par un court portage le long de l’arête NW. Les premiers chaussés démontrent ici toute leur bonté en s’adonnant à de véritables travaux de terrassement permettant aux derniers arrivés de mettre leurs skis en toute sérénité malgré la pente. La belle première face orientée nord nous offre assurément les plus belles sensations du week-end. Sitôt en bas, Xavier propose de remettre les peaux pour profiter une deuxième fois de la pente. Un vote est organisé, avec un taux de participation digne des votations fédérales : 2 pour et 5 abstentions. Mais la démocratie a parlé, nous remontons. La suite de la descente nous réserve encore quelques surprises : slalom entre les arbres, passage de clôture, voire de ruisseau pour le plus malchanceux (ou le plus téméraire) d’entre nous, sans oublier les « schrrrk » à répétition qui nous rappellent la présence de ces cailloux particulièrement agressifs sous la couche de neige trop fine de ce début d’année 2026 (l’auteur de ce rapport peut vous le confirmer). Néanmoins, tout le monde atteint le bistrot sans trop de casse, où nous retrouvons Mout et Jean-François autour d’un verre, afin de finir cette journée en beauté. Névé
Jean François D et Névé R
Participants :
| Chef(s) de course: | Maxime Queloz |
| Membre(s): | Marijan Martic, Fabrice Willemin, Marie Guyot, Daniel Joray, Nicolas Frésard, Agathe Fringeli |
Formation théorique - sécurité, avalanche, bulletin
Le 12 janvier 2026 nous nous sommes retrouvés dans la salle du restaurant du Boeuf à Delémont de 18h à 21h30, le temps d'une soirée de formation théorique sur les sujets suivants : sécurité, avalanche, bulletin. Le contenu s'est basé sur la partie théorique du module SMT 1 que je donne lors de mes journée de formation sécurité avalanche. Tout s'est bien déroulé et les participants étaient satisfaits de leur soirée.